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Poèmes des années 60

RENCONTRE-CIEL

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Les oiseaux ne sentent pas toujours la camomille

Mais les amours toujours les fleurs.

C’est peut-être une drôle de constatation

mais j’ai le sentiment de pouvoir tenir encore longtemps comme cela.

L’histoire des adieux ne me paraît pas très sérieuse

Et je ne veux pas abuser de votre bonté.

Pourtant les marécages me surprennent tous les matins au réveil

Et ceci depuis peu.

J’ai reniflé le bruit

Que les montagnes procurent aux assassins de l’âme.

D’une main froide, je caresse le front de mon plaisir.

Juste une petite seconde, et je comprends mieux.

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11-1969

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TOI

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… un nez

   une bouche

   deux yeux

   deux oreilles

   et des milliers de cheveux …

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Juin 66

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PLUS ROUGE, PLUS SANGUINE

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La vengeance n’existait plus.

Le ciel gommait ses nuages

par souci de liberté et mes

mains crayonnaient des roses

sur un petit agenda de nuit

J’appelais cet état le bonheur.

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1er février 1970

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FOLIE MOUSSE

SOLEIL MOUSSE

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Goutte de pluie

Rotondité …

Rotondité qui deviendra un jour

Évanescence de fleur

Une griffe de parfum

Charme le cœur

Des oiseaux géants.

Oiseaux-sommeil

Endormis aux confins

De la mousse.

Crispation de la terre

Aux divers frémissements

Du jour.

Jour de mélancolie et de folie.

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1964

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UNA GAVIOTA EMPRENDIOSU VUELO

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Tes jambes qui se veulent molles

glissent autour de moi

ton corps qui se veut bleu

m’emporte avec toi.

Tes yeux qui rient de tout

glissent autour de moi

tes mains couleur de feu

m’emportent avec toi

Tes lèvres ………………..ay !

Que locura !

glissent autour de moi

ta bouche …………….ay !

Que hermosura !

m’emporte avec toi.

Una gaviota emprendio au vuelo …

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L’ECRITURE

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L’écriture n’est que la tendresse

que l’on met à ne pas être seul.

je suis terriblement seul et

soupçonne une erreur.

La seule utilisation intéressante de l’Esprit

serait de ne pas en avoir.

L’unique utilisation de l’Esprit

serait d’oublier d’en avoir.

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Hématomes

Hématomes

Franck Bouillon, Michel Vray

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Les ailes des papillons ouvrent un livre qui commence.

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Fermons les fenêtres,

nettoyons les glaces,

laissons descendre en nous

les créatures du miroir

pour que l’osmose se fasse avec les doublures

que la vie nous présente du crépuscule

à l’aube incertaine, assassineuse.

Mon âme me fait mal,

elle a rendez-vous je crois un matin proche

dans l’autobus qui longe les pavés

mis en poussière par le jour.

Elle marche lentement avec la douceur de ton amitié

pour partir quelque part dans la mort.

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Il ne suffit pas de dévêtir son âme, elle veut sortir

par-delà les pages blanches où courent les mots,

où mes yeux pleurent et déposent la rosée qui caressera son voyage.

Lourde est la peine qui claque les paupières.

Forte est la joie qui dérive à la surface du cœur.

Avant que l’herbe ne recouvre mon visage délaissé par le corps,

prends moi par la main.

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Paysage.


Je pense mourir

Je pense mourir un certain beau jour de bonne pluie avec toute sa câlinerie, ses instants de réflexion et toute son envie de ridicule comportement.

Je pense mourir un certain beau jour de bonne pluie emportant toute ma collection de cerfeuil, de trèfles à trois feuilles et tout le reste bon pour la soupe des enfants paralytiques et névrosés que l’on côtoie dans les livres d’image.

Je pense mourir un certain jour de belle et bonne pluie avec mes trèfles à sept feuilles comme les sept femmes des jeux de sept familles.

Il faut cesser toute excitation cérébrale, tout cela est mauvais. La difficulté de former des lettres, la pluie qui n’existe plus dans mon vocabulaire, la difficulté de noter les choses les unes après les autres. Florence est à Venise ce que les canaux sont aux rues. Venise s’enfonce, bientôt engloutie par les miasmes des erreurs des autres.

Dans mon sang coule du sang qui n’est pas le mien. Et si cela était vrai ? Cela est vrai. Tenue stricte, habit neuf et ongles peints. Routes aves lignes blanches ou jaunes suivant l’époque. Mes enfants rigolent chez moi pour encore combien de temps.

Sont-ils déjà loin ? Je ne sais répondre à ce genre de question.

Ma main n’existe plus. Le réservoir du stylo se vide comme dans une agonie de pensée. Une éraflure sur le ventre et tout le reste qui bascule dans un univers de gentille bêtise.

 


Tribulation d’une fatigue humaine

Tribulation d’une fatigue humaine.

À la mémoire de Jean Marcourel, poète-éditeur, mort, incinéré et jeté au vent.

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Loyaux les gens qui comprendront et joueront avec elle.

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“Elle commencera par les guerres. Les plus forts auront le dessous

et les plus faibles aussi.” Je croyais la guerre terminée.

Retour à Paris.

La Place Gambetta était inerte et ne marchait plus

sur le sentier de ses rues. Il a fallu que j’y retourne par curiosité.

L’aile gauche de l’hôpital Tenon avait reçu une bombe incendiaire.

Ce ne fut pas une erreur.

Trois mille victimes par jour…

Faire des prières devant un vieux moteur haché en miettes.

Il ne restera rien. Rasé à cent dix pour cent.

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Depuis, les rues avaient un goût de miel

mais l’image avait disparu de l’appareil.

Appuyer sans suite, le temps gommait ses révélations,

les vieilles photographies changeaient de costume.

Les cigarettes des derniers débits de boisson

avaient elles aussi un goût de miel.

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Les oiseaux étaient interdits à Paris,

ils avaient reçu leur convocation pour ailleurs.

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Jusqu’à nouvel ordre et jusqu’à plus soif je n’écrirai plus jamais.

Ceci était un mensonge.

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J’ai revu Jean trois ans plus tard. Il était rasé de frais et semblait assez content de lui, je veux dire de sa situation présente. Des habits un peu flottants autour de lui mais sans la moindre apparence de gêne de sa part. Il faut dire que depuis notre dernière entrevue, il avait sérieusement maigri.

Une chose me frappait pourtant : son regard.

Il semblait ne plus comprendre le sens exact des mots et ses yeux communiquaient très bien cet état de fait.

Pourquoi vous décrire quelqu’un que vous ne verrez jamais.

— Les oiseaux ont disparu, sais-tu, lui dis-je ?

— Oui, répondit-il un peu perplexe.

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J’avais pu contempler le matin même un vol bien serré d’hirondelles , mais ne voulus l’ennuyer avec mes histoires. Il aurait pu se fâcher, prendre cela très mal, et je le connaissais assez pour savoir qu’il fallait être prudent.

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— Les voitures aussi, continuais-je.

— Ah oui, répondit-il.

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Un pigeon venait de se poser sur l’aile avant gauche de mon automobile.

Depuis le début de notre conversation, j’avais laissé le moteur tourner, il n’avait donc vu ni l’oiseau ni mon automobile.

Je mis cela sur le compte de la fatigue et m’endormis quelques instants. Fatigué, très fatigué. Au réveil je le reconduisis chez lui

sans qu’il ne soupçonnât toujours rien.

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Le lendemain matin nous avions rendez-vous à la terrasse du café en face de chez moi à neuf heures trente. Il arriva à dix heures tremblant de peur ou d’autre chose. Il s’assit égaré mais heureux tout de même. Il commanda un verre d’eau. Des avions passèrent au-dessus de nos têtes. D’où nous étions, ils volaient suffisamment bas pour que nous puissions voir les bombes accrochées sous leurs ailes.

Je compris soudain sa peur.

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La ville avait quitté ses quais, ses quartiers, ses raisons.

Elle semblait animée de lieux nouveaux, de gens nouveaux, de regards nouveaux. Il s’était assis, égaré, mais heureux tout de même.

La ville avait quitté ses ressorts, elle surgissait, mais ne savait plus pour qui. Elle surgissait effarée, inquiète. Elle attendait un…

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Nous discutâmes ainsi plus de deux heures.

Depuis le début de notre entrevue, un élément de la rue me semblait avoir changé. Je ne savais quoi, et cherchais, cherchais. Il n’y avait plus aucune voiture, mais moi je m’y étais déjà peut-être habitué.

Tout à coup je compris ; les bouches d’égout avaient elles aussi disparu.

Pourquoi, comment, je n’aurais su le dire.

Mais les caniveaux étaient devenus sans espoir.

Je mis cela sur le compte de la fatigue et m’endormis quelques instants.

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Il serpentait sur un vélo mobile, un vélo avec cadre et fleurs peintes

par-dessus. Un beau vélo de sergent de ville.

Plus de voiture, enfin la paix et le plaisir.

Pouvoir sortir et rire seul dans la rue pavée d’herbe,

de colchiques mauves, une rue avec des côtés en fer blanc.

Il resta seul et regarda les arbres grandir et s’aimer.

Enfin seul, le monde était désert. Des abeilles volaient autour de lui, des abeilles peintes de toutes les couleurs.

Des abeilles habillées de rouge, pourpre et autre vert pré.

Il sombra dans le silence et disparut. Je ne le revis jamais.

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J’appris sa mort quelques années plus tard.

Disparition mi-tragique, mi-banale : écrasé sous un avion de chasse en feu.

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Fin de la “Tribulation d’une fatigue humaine”, à la mémoire

de Jean Marcourel, poète-éditeur, mort, incinéré et jeté au vent.

 


Les Encres déchirées

Les encres déchirées


En bonus des photos encore des photos !

Toiles et papiers, Michel Vray

EXPOSITION A LA MAISON NATIONALE DES ARTISTES (MNA) DE NOGENT SUR MARNE

1er mars 2019 – 28 avril 2019

Vernissage : jeudi 28 février 2019  18 h – 21 h

 

« Vous rencontrez Michel Vray mais vous ne voyez ni le peintre, ni le poète, ni l’éditeur. Devant vous se tient simplement un homme, plus occupé à labourer sa terre qu’à discourir sur son travail. C’est bien ainsi que l’image s’impose à vous. Un homme cultive sa terre pour y cueillir parfois des morceaux de ciel. Ensemble, vous faites quelques pas et la terre à vos semelles dévoile ses craquelures. Vous pensez qu’il est difficile de marcher, difficile de rester, difficile d’espérer, mais l’homme vous apaise de son sourire complice et vous comprenez que la terre des poètes est une terre impossible. Depuis qu’il est né à la couleur, au trait et à la beauté du sens, Michel n’a jamais cessé d’éveiller sa terre à l’aune des ses rencontres et de ses passions. Dans son jardin, qu’il soit d’Alice ou d’ailleurs, poussent des herbes folles et c’est auprès d’elles qu’il s’émerveille ». (daNIel)

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Pour se définir, plutôt qu’artiste, Michel Vray préfère le terme de poète qui qualifie non pas une fonction, mais un état. Dissociant le monde de l’écriture et celui de la peinture, il articule les allers-retours qu’il réalise entre les deux disciplines. « Quand j’écris, je ne peux pas peindre, cela me plaît beaucoup… Quand je peins, je ne peux pas écrire. Ce sont deux choses qui pourtant vivent ensemble. »

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Peintre, poète et « éditeur de poètes non publiés », Michel Vray commence à l’âge de quatorze ans par faire des copies de toiles de maîtres : Vélasquez, Goya… Il expose dans différentes galeries en France et à l’étranger. À ses débuts, il réalise des toiles figuratives puis se détache peu à peu de la figuration pour une évocation plus libre. Selon Michel Vray « La peinture est un moyen pour rêver, un peintre, c’est quelqu’un qui veut être libre ». Avec ses encres à la poursuite des étoiles et ses huiles aux accents profonds, il aime jouer des contrastes, des lignes et des couleurs à la recherche « d’une mélodie visuelle ». (MNA)

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Michel Vray vit à la Maison nationale des artistes.

Vernissage le 28 février 2019, de 18h à 21h

Ouvert au public tous les jours, de 10h à 12h et de 14h à 18h. Entrée libre.

 

Mais où est-il ? 

Mais où est-il ? Ici où là, il est.

 

Là où ailleurs, il est encore.

 

C’est le printemps avant l’heure pour le site de Michel ! Nouveau design.

 

Made in Japan à La Maison des Associations du 12ème en compagnie de l’Association Katatsumuri. Michel avec Miho et Mika.

 

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Dans l’atelier de Reuilly un jour de Juin 2015.

 

Avec l’association Katatsumuri en octobre 2014 lors de l’enregistrement du Projet « Tu m’entends ? »

 

Alice en hiver (2014 au jardin d’Alice Paris 18ème)

 

18/01/2014 à la Halle St Pierre en compagnie de Rossella RAGAZZI auteur de Miyajima mon amour aux éditions MMM.

 

Les oiseaux naissent toujours dans des sous-marins.

après ils prennent leur essor lors d’une équinoxe.

Mais elles ont disparu depuis bien longtemps

c’est pour cela qu’il n’y a plus d’oiseaux ni de sous-marins.

 

 

 

Atelier du 59 rue de Rivoli en septembre 2002

 

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Sur les murs (extraits)

Extraits de « Sur les murs »

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Encres été 2014

ENCRE ETE 2014 1

ENCRE ETE 2014 1

 

ENCRE ETE 2014 2

ENCRE ETE 2014 2

 

ENCRE ETE 2014 3

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ENCRE ETE 2014 4

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ENCRE ETE 2014 5

ENCRE ETE 2014 5

 

ENCRE ETE 2014 6

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ENCRE ETE 2014 7

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ENCRE ETE 2014 8

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ENCRE ETE 2014 9

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ENCRE ETE 2014 10

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ENCRE ETE 2014 11

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ENCRE ETE 2014 12

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ENCRE ETE 2014 14

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ENCRE ETE 2014 15

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ENCRE ETE 2014 19

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ENCRE ETE 2014 20

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ENCRE ETE 2014 21

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ENCRE ETE 2014 22

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ENCRE ETE 2014 23

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ENCRE ETE 2014 29

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ENCRE ETE 2014 40

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ENCRE ETE 2014 41

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ENCRE ETE 2014 42

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ENCRE ETE 2014 45

ENCRE ETE 2014 45

 

ENCRE ETE 2014 46

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ENCRE ETE 2014 47

 

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ENCRE ETE 2014 48

 

ENCRE ETE 2014 49

ENCRE ETE 2014 49

 

ENCRE ETE 2014 50

ENCRE ETE 2014 50

Photos © Michel VRAY


Bio mais pas trop

Michel VRAY dit MV

artiste peintre, poète et éditeur de poésie.

Dès l’âge de 14 ans copies de toiles de maîtres, en priorité : Goya et Vélasquez.

1964 . Entrée dans le monde du spectacle. Machiniste et première prestation au Théâtre des Mathurins avec « M. Le Modéré » d’Arthur Adamov, grâce à un ami breton et régisseur qui depuis est devenu skipper, Mr Albert Cario.

Pour terminer enfin comme régisseur général au Théâtre Hébertot Desailly-Valère devenu depuis Théâtre des Arts. Arrivée de Pierre Etaix et d’Annie Fratellini, pour sauver le théâtre en perte de vitesse et de fréquentation grâce à une pièce : « À quoi on joue ? », de Pierre Etaix, servie par des comédiens étonnants. Début difficile mais le succès arriva très vite. Longue tournée puis retour et création de la première école du cirque, celle d’Annie Fratellini. Je devins le régisseur de l’école.

De nouveau de longues tournées. Rencontre et travail avec Alexis Gruss comme régisseur, grâce à Pierre Etaix. J’eu la chance de côtoyer des gens d’un aussi grand sérieux dans le travail, la création et le respect des autres. Ce qui ne m’a pas empêché de continuer de peindre et d’avoir plein d’autres activités. De multiples expositions, le Marché de la Poésie, les Maisons de la Culture, diverses galeries…

Puis à France Culture rencontre avec Mr Gilbert-Maurice Duprez, producteur de « De la nuit » qui deviendra mon ami, homme libre, à jamais gravé dans ma mémoire de pseudo-vivant-reptilien.

Enfin éditeur de poètes inconnus : édition MMM Lacalliphane, et d’une revue « La troisième Main » depuis 10 années. Je sais qu’il manque plein de choses mais c’est comme cela la vie. Il manque toujours quelqu’un ou quelque chose, mais je n’ai pas envie de tout dévoiler car le reste ne regarde que moi, mes multiples et merveilleux secrets.

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Encres noires série III

encre noire 1 (serie III)

encre noire 1 (serie III)

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encre noire 2 (serie III)

encre noire 2 (serie III)

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encre noire 3 (serie III)

encre noire 3 (serie III)

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encre noire 4 (serie III)

encre noire 4 (serie III)

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encre noire 5 (serie III)

encre noire 5 (serie III)

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encre noire 6 (serie III)

encre noire 6 (serie III)

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encre noire 7 (serie III)

encre noire 7 (serie III)

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encre noire 8 (serie III)

encre noire 8 (serie III)

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encre noire 9 (serie III)

encre noire 9 (serie III)

COPYRIGHT Michel VRAY


Recueillement de la prière

 

RECUEILLEMENT DE LA PRIÈRE.

Repeindre le ciel à 220000 Km/s.

S’expatrier sur le rêve, sans plus justifier les raisons. Basculer dans l’eau pure d’un Styx infernal, rassembleur des âmes, de leurs soucis, et se préoccuper uniquement des cymbales et autres clefs d’arpège. Puis tomber et croire dans cette libre chute à l’infini musical de l’âme.

Respirer à pleins poumons le sel et le cracher au loin violemment. Extirper de sa bouche toute aventure vécue. L’afflux de gênes encombre le cerveau encrassé par des années soucieuses, ralenties. Le soir tombe sur un parquet plein de rêves, supporter l’amour du rêve proposé.

Se balancer sur les genoux de droite et de gauche à ne plus savoir quoi en faire afin d’oublier la respiration du milieu du corps. La position à genoux est la plus bénéfique pour mettre son âme à plat. Apprendre que le regard est toujours chargé de questions. Ne pas y répondre, mais savoir que d’autres existent, et plus belles. Faire passer son corps de l’autre côté de la porte. À travers la porte. Retrouver le miroir taché de son âme salie par le vide de l’intérieur du ventre. Aspirer à la sagesse de son goût fétide et brutal et le respirer jusqu’au bout.

Les charniers sont toujours extrêmement durs à localiser.

Les âmes m’emplissent et je n’attends que les secours de celles-là, latentes, toutes photographies jaunies par le temps. Il ne compte plus au creux de ma main partie à la poursuite d’un cours de souvenirs majestueux et irrévérencieux. Ne pas la fatiguer par une écriture malsaine et non aboutie.

Cela cogne dans le cerveau. Où la chose se produit-elle? Là ou ailleurs; dans le brouillard de mes yeux et le sentiment d’éclater à l’intérieur. Peut-être est-ce cela le recueillement? Sentir son poids sur les talons et avoir mal, très, partout; articulations abrégées par le temps; la respiration, de plus en plus difficile, sombre dans une espèce de coma. Il retentit dans le cerveau. Et la page qui se griffonne, et le temps qui passe, et le poids qui tombe depuis l’âme et tout le reste qui ne fuit pas, et la fatigue des yeux qui ne suivent plus et des oreilles qui entrent, muettes à l’intérieur du corps, et celui-ci qui s’alourdit, et le sang enfin qui se raréfie. Localiser complètement le cœur pour être capable de poursuivre le dialogue silencieux, de suivre la fatigue. Le temps est trop mou.

J’ai de la difficulté de tout amener au bout de ma page, au bout de son propre sang. Mes yeux basculent hors de la page, hors de ce temps, ma main court sur le papier et je ne peux l’arrêter; un sang circule dans mon intérieur, douloureux.

Le mal partout s’installe. Bientôt les yeux se fermeront. Ailleurs. Tout s’est arrêté. Je suis arrêté dans mon propre corps, c’est long et lourd à supporter. Alors la difficulté s’installe dans l’écriture. Je crois que je vais arrêter ma main, l’autre ne bouge déjà plus, collée au carrelage du cloître, je suis figé, pétrifié. Je ne peux plus peser correctement mon âme, c’est pourquoi je rends mon âme, elle n’a pas de valeur, elle est vide. Je suis empli de vide, et le temps se poursuit. Inexorable. Devant moi et j’ai mal. Voir n’est pas simple, cela fait très mal. Malgré tout continuer. Jusqu’au malaise possible, mais seul toujours, sans partage avec qui que ce soit.

Mes jambes n’existent plus, je continue à partir loin. Très loin avec les anges durs qui me maltraitent longuement. J’ai mal librement, en silence, profondément. J’ai une vision béante, trou de croyance noire qui se remplit de sang. Ses gouttes sont beaucoup plus bénéfiques que le soleil.

J’ai quitté un état pour en retrouver un autre. Où se situe la fin du vertige ? J’éprouve l’immense joie de la solitude. Mais comment la communiquer et qu’est-ce que cela voudrait dire ?

Ma marche devient de plus en plus souterraine. En quittant les autres, je ne trouve pas mon intérieur. Faut-il l’au-delà pour la réponse ? Passer par cette banalité ? La sortie est toujours présente, pensive. Mes mains ne répondent pas vraiment à la question.

Que faire ? La sortie ! Je demande à genoux la sortie. J’ai déjà vu trop de choses et en ai surtout déjà trop fait. Alors l’espoir dans la douceur, sous quel visage, tourner pour trouver un visage qui est devant soi, toute cette fatigue pour rechercher au loin ce qu’on a sous les yeux ! Qu’y a-t-il de si terrifiant au-delà de soi? Pourquoi attendre que cela se manifeste ?

Où est Dieu à l’intérieur de tout cela ?

Jour d’accablement et surtout pas le dernier.

4h18 et tout le reste qui coule.

Si, à l’intérieur, j’étais un autre ?

Je suis condamné à rester cloué au même bois.

Sans avoir trouvé l’intérêt de ma vie.

Le sursaut: ouvrir les yeux sur la beauté.

 

La procession débute et me bascule dans le vide de mes os.

J’ai entendu la sonnerie.

 

Fin de la prière.

 


Esquisse

Michel photo l Folinais 2

J’étais venu dans cette soirée avec l’idée de rencontrer un ou deux artistes japonais, leur proposer des interviews. Au dernier étage de cet immeuble mis à disposition du collectif d’artistes déménagés du squat « Rivoli59 » je ne me sentais pas vraiment à l’aise. Un verre de vin blanc dans la main je me faufilais entre les groupes hilares, épiant les visages, essayant d’accrocher un sourire, artistes ou pas artistes ? Japonaises, beaucoup, cris, acclamations, la nuit dehors, m’échapper dans les rues…

Du groupe assis autour du poêle il s’est extrait et m’a demandé « ça vous dirait de visiter les ateliers ? ».

Ensuite on ne s’est plus quitté. J’ai réalisé son interview et j’ai compris que c’est bien lui que j’étais venu rencontrer à cette fameuse soirée..

Après le squat de la rue de la Tour des Dames, j’ai retrouvé Michel au « Jardin d’Alice » de la rue de La Chapelle. Nous nous sommes rencontrés plus d’une fois dans ce lieu magique et il est devenu important dans ma vie.

Autour de lui, dans sa chambre-bureau-atelier,  une famille d’objets, de papiers, de livres, de dessins,  placés sur les tables  et les étagères.

A bien y regarder, sa chambre n’est pas si loin de ressembler à une chambre d’enfants. Peut-être parce qu’elle s’entête à rassembler dans un petit espace tout ce qui est nécessaire à une vie autonome et cloîtrée, une vie d’artiste au milieu d’autres artistes, tous squatteurs frileusement à l’abri d’une petite maison cernée d’immeubles, de rues, de Paris.

Les enfants aussi ont ce besoin de regrouper à  portée d’une main tout ce qui pourrait prolonger le jeu et le rêve le temps d’un mercredi, sans avoir à s’aventurer sur les territoires des grands.

Michel circule plus volontiers entre les murs fragiles de sa chambre que dans les couloirs des métros. Son regard s’attarde sur les murs tapissés de dessins, cartes postales et photos.

Il aspire la fumée de sa cigarette et caresse du bout des doigts la reliure d’un livre. Au-delà du   plâtre fissuré, au-delà des rosiers du grand jardin, s’agite une vie parisienne   qu’il ne connaît que trop bien.

Ils sont une poignée à vivre ici. Ils se sont choisis, ils ont choisi la maison et Michel a choisi sa vie.

« En janvier dans la chambre je devais avoir cinq degrés… Mais je m’en fous. »

Dormir dans le froid avec un manteau, ne pas manger, mais dormir quand même en s’extasiant des étoiles qu’aucun immeuble ne vient cacher pour le moment, car le grand jardin a encore la force de les tenir à l’écart. Se rassasier du silence, de la lumière et du ronronnement des chats.

Il a récupéré la plus grande partie de son mobilier sur les trottoirs de Paname. Même Georgette, la chatte blanche sauvée in extrémis d’un bac d’huile de vidange. Récupérée la Georgette. La maison aussi était abandonnée sur un trottoir et ils l’ont récupéré sans demander l’avis de personne.

Depuis longtemps le marbre des cheminées s’était refroidi. Cet hiver à nouveau, les parfums du feu et de la cendre cavalent joyeusement dans les escaliers pour se cacher entre les pages des livres.

Je contemple les photos de ses fillettes, maintenant devenues grandes. Elles sont interprète, musicienne, docteur, se tiennent obstinément éloignées de lui , de sa vie. Il les tient serrées tout contre lui. Entre ses femmes d’hier et ses femmes d’aujourd’hui, il s’interroge, se débat, résiste un peu mais pas tant. Il grommelle « Où est-ce que j’ai été foutre les pieds encore ! Les pieds et le reste ! »

Mais toujours il reste amoureux, le revendique  tonitruant, et puis s’engueule et finalement se sert un verre.

« Pendant un an j’ai  dormi dans la rue, avec dans mon sac le manuscrit écrit par mon grand-père, en  guise d’oreiller »

Michel l’homme au chapeau. Ta vie est une histoire qui  craque de trop d’histoires. Comment pourriez-vous vivre enfermés, comment  pourriez-vous vivre légers, toi et ton cœur qui transportez sourires de tant  d’amis, souvenirs de tant de vie…

Michel l’homme aux pinceaux. Tes encres à la poursuite des  étoiles… Tes pigments coulées de lave… Nos yeux s’interrogent mais nos yeux  ne savent pas voir… Pourtant en y regardant mieux… On peut parfois y découvrir  la silhouette un peu timide d’un môme rêveur, qui dans les rues de Paris…  s’amuse encore à jouer les 400 coups…

daNIel

Michel photo l Folinais 1

Michel photo l Folinais 3

Michel photo l Folinais 4

Un grand merci pour les superbes photos !© LAURIANNE FOLINAIS

UNE INTERVIEW DE MICHEL VRAY EST DISPONIBLE SUR LE SITE DE KIKOERU ?


Huiles sur toile série IV

HUILE SUR TOILE 1 (SERIE IV)

 

HUILE SUR TOILE 2 (SERIE IV)

 

HUILE SUR TOILE 3 (SERIE IV)

 

HUILE SUR TOILE 4 (SERIE IV)

 

 

HUILE SUR TOILE 5 (SERIE IV)

 

HUILE SUR TOILE 6 (SERIE IV)

 

HUILE SUR TOILE 7 (SERIE IV)

HUILE SUR TOILE 7 (SERIE IV)

 

HUILE SUR TOILE 8 (SERIE IV)

HUILE SUR TOILE 8 (SERIE IV)

 

HUILE SUR TOILE 9 (SERIE IV)

HUILE SUR TOILE 9 (SERIE IV)

 

HUILE SUR TOILE 10 (SERIE IV)

HUILE SUR TOILE 10 (SERIE IV)

 

HUILE SUR TOILE 11 (SERIE IV)

HUILE SUR TOILE 11 (SERIE IV)

 

© MICHEL VRAY


Encres bleues 2005

encre bleue 1 (2005)

encre bleue 1 (2005)

encre bleue 2 (2005)

encre bleue 2 (2005)

encre bleue 3 (2005)

encre bleue 3 (2005)

encre bleue 4 (2005)

encre bleue 4 (2005)

encre bleue 5 (2005)

encre bleue 5 (2005)

encre bleue 6 (2005)

encre bleue 6 (2005)

encre bleue 7 (2005)

encre bleue 7 (2005)

encre bleue 8 (2005)

encre bleue 8 (2005)

encre bleue 9 (2005)

encre bleue 9 (2005)

encre bleue 10 (2005)

encre bleue 10 (2005)

encre bleue 11 (2005)

encre bleue 11 (2005)

encre bleue 12 (2005)

encre bleue 12 (2005)

encre bleue 13 (2005)

encre bleue 13 (2005)

encre bleue 14 (2005)

encre bleue 14 (2005)

encre bleue 15 (2005)

encre bleue 15 (2005)

COPYRIGHT Michel VRAY


Dessins (série 1)

 

dessin 1 (série 1)

dessin 1 (série 1)

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dessin 2 (série 1)

dessin 2 (série 1)

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dessin 3 (série 1)

dessin 3 (série 1)

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dessin 4 (série 1)

dessin 4 (série 1)

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dessin 5 (série 1)

dessin 5 (série 1)

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dessin 6 (série 1)

dessin 6 (série 1)

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dessin 7 (série 1)

dessin 7 (série 1)

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dessin 8 (série 1)

dessin 8 (série 1)

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dessin 9 (série 1)

dessin 9 (série 1)

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dessin 10 (série 1)

dessin 10 (série 1)

 

© DESSINS Michel VRAY – PHOTOS D.WUILLAUME 


Huiles sur toiles série III

HUILE SUR TOILE série III 1

 

HUILE SUR TOILE série III 2

HUILE SUR TOILE série III 3

 

HUILE SUR TOILE série III 4

 

HUILE SUR TOILE série III 5

 

HUILE SUR TOILE série III 6

 

HUILE SUR TOILE série III 7

 

HUILE SUR TOILE série III 8

 

HUILE SUR TOILE série III 9

 

HUILE SUR TOILE série III 10

 

 

© MICHEL VRAY –   PHOTOS : D. WUILLAUME


Huiles sur toiles série II

Huile sur toile (1- série II)

 

Huile sur toile (2 – série II)

 

Huile sur toile (3 – série II)

 

Huile sur toile (4 – série II)

 

Huile sur toiles (5 – série II)

 

Huiles sur toile (6 – série II)

 

Huile sur toile (7 – série II)

 

Huile sur toile (8 – série II)

 

 

 

© MICHEL VRAY – photos : D. WUILLAUME


Les Livres des Editions M M M

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Jean MARCOUREL

Le grand pirate – 17 poèmes posthumes 2006

17 poèmes posthumes de 2006

imprimé au format 140 / 250, 26 pages,

couverture encre de Michel Vray,

5 extraits du carnet de dépot-vente de Jean Marcourel,

tirage à 50 exemplaires numérotés : 20 

ceci constituant l’édition originale. 2008

 

Couverture Marcourel 500

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Jean ANQUETIL

La femme américaine- roman poétique

imprimé au format 140 / 210, 78 pages,

tirage à cinquante exemplaires numérotés : 20 

ceci constituant l’édition originale. 2011

 

Couverture Anquetil 500

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Danielle BABLED

Valérie

Couverture Babled 500

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Michel VRAY

Recueillement de la prière

imprimé au format 140 / 250, 23 pages

tirage à 50 exemplaires numérotés : 20 €

Chaque vignette de couverture est originale,

11 encres de chine de l’auteur

ceci constituant l’édition originale. 2011

Couverture Michel Vray Recueillement 500

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Michel VRAY

Sur les murs

Couverture Michel Vray SUR LES MURS 500

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Sabine DESCOURS

N’Djamena – Abidjan – Nouvelles africaines

imprimé au format 140 / 250, 136 pages,

comportant 11 aquarelles de René Métayer

tirage à 50 exemplaires numérotés : 20 

ceci constituant l’édition originale.

Couverture Sabine Descours D'JAMENA 500

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Sabine DESCOURS

L’especial

imprimé au format 140 / 250, 152 pages,

comportant 6 aquarelles de René Métayer

tirage à 50 exemplaires numérotés : 20 

ceci constituant l’édition originale 2011

Couverture Sabine Descours L'ESPECIAL 500

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Grégoire CABANNE

Utopia (extraits)

imprimé au format 140 / 250, 62 pages,

comportant 10 encres (détails) de Michel Vray,

tirage à 50 exemplaires numérotés : 20 

ceci constituant l’édition originale. 2011

Couverture Gregoire CabanneUTOPIA 500

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Grégoire CABANNE

Le Chant de l’Armé ou Le Retour à la Vie

imprimé au format 140 / 250, 62 pages,

couverture et illustrations intérieures : Fred Kapilo,

tirage à 50 exemplaires numérotés : 20 

ceci constituant l’édition originale. 2012

 

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Gilbert-Maurice DUPREZ

Variations-Hölderlin

LIMITE-IMITATION

Hymnes, éloges

imprimé au format 140 / 250, 36 pages,

1 encre de chine de M. Vray, 5 peintures de Marie Bauthias,

tirage à 50 exemplaires numérotés : 20 

cinq exemplaires numérotés de i à V : 100 

sur papier ingres d’Arches m.b.m 130 g

ceci constituant l’édition originale. 2008

Couverture Duprez Holderlin 500

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FABRICE

Écrits Vains

imprimé au format 140 / 250, 44 pages,

encres de chine de Michel Vray,

tirage à 50 exemplaires numérotés : 20 

ceci constituant l’édition originale. 2010

Couverture Fabrice ECRITS VAINS 500

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FABRICE

Écueil de poèmes

imprimé au format 140 / 250, 44 pages,

couverture et illustrations intérieures : Fred Kapilo,

tirage à 50 exemplaires numérotés : 20 

ceci constituant l’édition originale. 2012

Couverture Fabrice ECUEILS DE POEMES 500

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Sandy MURDEN

Encheminement

imprimé au format 140 / 250, 40 pages,

encres de chine de Michel Vray

tirage à 50 exemplaires numérotés : 20 

cinq exemplaires numérotés de i à V : 100 

sur papier ingres d’Arches m.b.m 130 g

ceci constituant l’édition originale. 2009

Couverture Sandy Murden ENCHEMINEMENT 500

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Rossella RAGAZZI

Miyajima mon amour

poèmes de Rossella Ragazzi

traductions de  :  Jean Mauboussin

Angelo Caperna

Lorenzo Carola

Laurent Fauconnier

encres de Chine et mise en page de :  Michel Vray

format : 190/270 –  86 pages

Edition originale 2013

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Couverture MIYAJIMA mon amour 500

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Marc HIGONNET

Les Poissons célestes

Tome 1 – 2013

Soixante-douze récits de

pêcheurs du monde entier

Introduction : Gérard Pilet

Illustrations : Yoshie Araki

Conseil éditorial : Joseph-Antoine d’Ornano

format : 190/270

tome 1 : 154 pages

tome 2 : 172 pages

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couverture LES POISSONS CELESTES TOME 1 500

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Marc HIGONNET

Les poissons célestes

tome 2 – 2013

Soixante-douze récits de

pêcheurs du monde entier

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couverture LES POISSONS CELESTES TOME 2 500

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MICHEL VRAY EDITIONS M M M


Brûlures 2004

BRULURE I

BRULURE II

BRULURE III

BRULURE IV

 


Encres 2012

encre 2012 1

 

encre 2012 2

 

encre 2012 3

 

encre 2012 4

 

encre 2012 5

 

encre 2012 6

 

encre 2012 7

encre 2012 8

 

© MICHEL VRAY