Poèmes des années 60


RENCONTRE-CIEL

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Les oiseaux ne sentent pas toujours la camomille
Mais les amours toujours les fleurs.
C’est peut-être une drôle de constatation
mais j’ai le sentiment de pouvoir tenir encore longtemps comme cela.
L’histoire des adieux ne me paraît pas très sérieuse
Et je ne veux pas abuser de votre bonté.
Pourtant les marécages me surprennent tous les matins au réveil
Et ceci depuis peu.
J’ai reniflé le bruit
Que les montagnes procurent aux assassins de l’âme.
D’une main froide, je caresse le front de mon plaisir.
Juste une petite seconde, et je comprends mieux.

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11-1969

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TOI

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… un nez
une bouche
deux yeux
deux oreilles
et des milliers de cheveux …

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Juin 66

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PLUS ROUGE, PLUS SANGUINE

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La vengeance n’existait plus.
Le ciel gommait ses nuages
par souci de liberté et mes
mains crayonnaient des roses
sur un petit agenda de nuit
J’appelais cet état le bonheur.

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1er février 1970

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FOLIE MOUSSE

SOLEIL MOUSSE

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Goutte de pluie
Rotondité …
Rotondité qui deviendra un jour
Évanescence de fleur
Une griffe de parfum
Charme le cœur
Des oiseaux géants.
Oiseaux-sommeil
Endormis aux confins
De la mousse.
Crispation de la terre
Aux divers frémissements
Du jour.
Jour de mélancolie et de folie.
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1964

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UNA GAVIOTA EMPRENDIOSU VUELO

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Tes jambes qui se veulent molles
glissent autour de moi
ton corps qui se veut bleu
m’emporte avec toi.
Tes yeux qui rient de tout
glissent autour de moi
tes mains couleur de feu
m’emportent avec toi
Tes lèvres ………………..ay !
Que locura !
glissent autour de moi
ta bouche …………….ay !
Que hermosura !
m’emporte avec toi.
Una gaviota emprendio au vuelo …
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L’ECRITURE

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L’écriture n’est que la tendresse
que l’on met à ne pas être seul.
je suis terriblement seul et
soupçonne une erreur.
La seule utilisation intéressante de l’Esprit
serait de ne pas en avoir.

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L’unique utilisation de l’Esprit
serait d’oublier d’en avoir.

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