Je pense mourir

Je pense mourir un certain beau jour de bonne pluie avec toute sa câlinerie, ses instants de réflexion et toute son envie de ridicule comportement.

Je pense mourir un certain beau jour de bonne pluie emportant toute ma collection de cerfeuil, de trèfles à trois feuilles et tout le reste bon pour la soupe des enfants paralytiques et névrosés que l’on côtoie dans les livres d’image.

Je pense mourir un certain jour de belle et bonne pluie avec mes trèfles à sept feuilles comme les sept femmes des jeux de sept familles.

Il faut cesser toute excitation cérébrale, tout cela est mauvais. La difficulté de former des lettres, la pluie qui n’existe plus dans mon vocabulaire, la difficulté de noter les choses les unes après les autres. Florence est à Venise ce que les canaux sont aux rues. Venise s’enfonce, bientôt engloutie par les miasmes des erreurs des autres.

Dans mon sang coule du sang qui n’est pas le mien. Et si cela était vrai ? Cela est vrai. Tenue stricte, habit neuf et ongles peints. Routes aves lignes blanches ou jaunes suivant l’époque. Mes enfants rigolent chez moi pour encore combien de temps.

Sont-ils déjà loin ? Je ne sais répondre à ce genre de question.

Ma main n’existe plus. Le réservoir du stylo se vide comme dans une agonie de pensée. Une éraflure sur le ventre et tout le reste qui bascule dans un univers de gentille bêtise.

 

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