Hématomes

Hématomes

Franck Bouillon, Michel Vray

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Les ailes des papillons ouvrent un livre qui commence.

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Fermons les fenêtres,

nettoyons les glaces,

laissons descendre en nous

les créatures du miroir

pour que l’osmose se fasse avec les doublures

que la vie nous présente du crépuscule

à l’aube incertaine, assassineuse.

Mon âme me fait mal,

elle a rendez-vous je crois un matin proche

dans l’autobus qui longe les pavés

mis en poussière par le jour.

Elle marche lentement avec la douceur de ton amitié

pour partir quelque part dans la mort.

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Il ne suffit pas de dévêtir son âme, elle veut sortir

par-delà les pages blanches où courent les mots,

où mes yeux pleurent et déposent la rosée qui caressera son voyage.

Lourde est la peine qui claque les paupières.

Forte est la joie qui dérive à la surface du cœur.

Avant que l’herbe ne recouvre mon visage délaissé par le corps,

prends moi par la main.

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Paysage.

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